L’un des nouveaux enjeux de Kaplan dans son rôle de société à mission est la mesure d’impact. Nous avons eu ces mots à la bouche de nombreuses fois et même en interne, cela pouvait être flou. Ce post est l’occasion de faire le point sur ce que nous avons compris de l’impact et comment nous l’avons intégré à notre mission.
C’est un sujet qui peut être technique, sur lequel de nombreuses études existent mais l’idée est d’exposer ce que nous avons retenu :
D’où vient le terme?
L’impact est une notion provenant du domaine de l’Économie Sociale et Solidaire. Une entreprise de l’ESS fusionne intérêt économique et bienfaits sociaux dans son environnement. Dans ce sens, l’impact est le moyen par lequel une entreprise de l’ESS peut mesurer son influence sur son environnement. Il s’agit de définir les impacts souhaités par une entreprise dans son secteur. Au delà des résultats souhaités et mesurables, la notion d’impact englobe des comportements qui sont nés ou qui ont été changés grâce à des actions mises en place.
Comment le mesure t-on chez Kaplan?
Plusieurs méthodes existent pour définir l’impact mais les principes restent les mêmes. Nous nous sommes aidées de diverses ressources dont celle de l'Avise :
. Définir l’objectif de la mesure : dans le cadre de la mission, Kaplan met en place de nombreuses actions afin de remplir ses objectifs de transparence et de prise de conscience de la RSE dans le secteur audiovisuel mais il est difficile d’en mesurer la portée. L’objectif de la mesure d’impact a avant tout été de déterminer si nos actions ont des effets positifs sur le secteur.
. Préciser les parties prenantes : nous avons établi une cartographie exhaustive de nos parties prenantes pour chacun des trois objectifs statutaires de notre mission afin de pouvoir délimiter les impacts à suivre par la suite. Concernant notre objectif sectoriel qui consiste à favoriser la transparence et le partage des recettes audiovisuelles, nous avons par exemple identifié nos clients comme parties prenantes.
. Préciser les impacts souhaités et non souhaités : nous avons listé les effets voulus et indésirés que nos actions pouvaient avoir. Pour la prise en compte des critères RSE au niveau du secteur, l’un des changements que nous souhaitons apporter est de contribuer à l’amélioration des pratiques de nos clients. Nous souhaitons y parvenir grâce à des mesures incitatives telles qu’une baisse de tarifs applicable dès 2026 pour nos clients engagés dans une démarche RSE.
. Définir des indicateurs de suivi : l’impact se mesure grâce à des indicateurs quantitatifs et qualitatifs. Pour la prise en compte des critères RSE au sein de l’entreprise, nous avons établi un suivi qualitatif de l’impact des actions de sensibilisation sur le changement des comportements des salariés grâce à un questionnaire à remplir par l’équipe. (ex : mise en place d’un bac à compost dans les locaux).
. Collecter les données et mesurer les impacts : les données sont collectées à des fréquences différentes. Par exemple, les indicateurs du bien-être des salariés sont suivis trimestriellement à l’aide d’un questionnaire dont la synthèse est revue en équipe.
Quid de l’impact dans le secteur audiovisuel?
Notre réflexion a été aidée par la rencontre d’acteurs engagés dans la question de l’impact et plus particulièrement des changements sociétaux, législatifs et politiques que peuvent avoir la portée de certains films :
> Impact Film, société d’investissement qui accompagne les films à portée sociale et environnementale.
> Citizen 7 Lab qui aide les sociétés audiovisuelles à mesurer l’impact de leur productions.
Leurs travaux sont nécessaires pour comprendre la portée qu’un film peut avoir sur les comportements et même des décisions politiques en France.