La KAPLAN ACADEMY revient en 2026 ! Après avoir déjà vulgarisé la notion de gestion collective/gestion individuelle et celle de RNPP-A, il est temps désormais de parler d’amortissement du coût de l’oeuvre.
Le coût de l’oeuvre
Le coût de l’oeuvre peut être défini comme étant la somme des dépenses supportées par le producteur : lors de la phase d’écriture, pour la préparation du tournage, pour le tournage en lui-même et la post production. Le coût de l’oeuvre est certifié par un commissaire au compte.
Le plan de financement
Pour financer ses dépenses, le producteur doit rechercher de l’argent auprès de plusieurs guichets : un minimum garanti octroyé par un distributeur, des chaînes de télévision (nationales ou étrangères) qui préachètent les droits de diffusion de l’oeuvre, un apport en coproduction, en bénéficiant d’aides de régions et du CNC, ...
Calcul du point d’amortissement du coût de l’oeuvre
2 cas de figures peuvent se présenter :
→ Les financements définitifs couvrent intégralement les dépenses, alors l’oeuvre est amortie au plan de financement et le producteur n’a pas de fonds à avancer.
→ Le financement définitif est inférieur au coût définitif, alors le producteur va combler l’écart via un apport appelé “apport producteur”.
Sous certaines conditions, une œuvre peut bénéficier d’un crédit d’impôt audiovisuel qui permet au producteur de financer son apport. Dans ce cas, de l’apport producteur sera déduit une part du crédit d’impôt. Cette part est égale au ratio du financement des diffuseurs français sur le coût définitif de l’œuvre, et ne peut dépasser 75%. Après cette déduction, on obtient “l’apport producteur à amortir”. Le point d’amortissement de l’oeuvre est atteint lorsque l’apport producteur à amortir est totalement récupéré par le producteur au moyen des recettes d’exploitation encaissées.
Comment l’oeuvre est amortie ?
Le reste de l’apport producteur à amortir sera couvert par des Recettes Nettes Part Producteur (“RNPP”). Pour rappel les RNPP sont constituées des recettes brutes de distribution auxquelles sont retirées les commissions de ventes ainsi que les frais de distribution. Ces RNPP amortissant l’apport doivent aussi être amputées des rémunérations proportionnelles versées aux auteur.ice.s et des rémunérations conventionnelles versées aux artistes interprètes, ainsi que des frais juridiques et frais de stockage de l’oeuvre engagés directement par le producteur.
Vous pouvez consulter notre article au sujet des RNPP-A qui explique cette notion. Les RNPP vont d’abord servir à amortir l’oeuvre pour ensuite être réparties aux différents ayants droit.
L’impact pour les ayant droit
L’un des objectifs des Accords transparence a été d‘établir des règles communes à tous les ayants droit, les diffuseurs et les auteur.ice.s, en matière de remontées de recettes. En particulier, la notion d’amortissement, qui était auparavant définie dans les contrats, a été harmonisée. La récupération des recettes d’exploitation intervient ainsi au même moment pour l’ensemble des ayants droit.
Le mot de la fin
Kaplan mobilise cette notion dans le cadre de l’activité de reddition des comptes aux ayants droit pour le compte du producteur. En effet, les producteur ont l’obligation de transmettre annuellement à leurs ayants droit des décomptes affichant l’état de l’amortissement de l’oeuvre et les recettes d’exploitation. Vous pouvez retrouver ces notions expliquées dans les textes : articles 5 et 6 de l’accord diffuseur du 7 juillet 2017 !
Merci pour votre lecture !